© Gilles Martin-Raget / Team FONCIA - Sea & Co 06/11/2008 - Golfe de Gascogne : Premières difficultés

Le Golfe de Gascogne sera le terrain d’échauffement de ce Vendée Globe 2008/2009. Un Golfe de Gascogne réputé costaud puisque propice aux coups de vent d’Ouest et de Sud-Ouest généré par les dépressions qui prennent un malin plaisir à prendre du coffre à l’approche des côtes atlantiques. Et si le vent peut être problématique puisque de face pour ceux qui mettent le cap vers le Sud, la mer devient un sacré problème puisqu’elle prend de la hauteur avec la remontée du plateau continental. Vent et mer de face, puissance des vagues qui peuvent déferler à tout moment, lourdeur des bateaux qui partent chargés à bloc, montagnes russes liquides qui font violemment taper le bateau… Autant dire que cette toute première partie de parcours n’est pas des plus simples à gérer. Les bateaux vont être soumis d’entrée de jeu à un face-à-face puissant et Michel Desjoyeaux, comme ses copains d’armes, se devra de gérer la puissance du bateau, la violence de la mer et l’optimisation de sa route.

 

Le but ? Contourner ce « satané » Cap Finisterre, pointe Nord-Ouest de l’Espagne, véritable promontoire de granite d'une hauteur de 600 mètres situé dans la province de La Corogne en Galice. Si c'est le point (42°55′28″N 9°17′29″W) le plus occidental d'Espagne continentale, c’est surtout un sacré croche-pied à la bonne marche des bateaux. En effet, les problèmes ici se conjuguent au pluriel et Michel devra faire face à : 1. La remontée soudaine des fonds océaniques qui font déferler les vagues sur un promontoire rocheux impressionnant ; 2. Le rail des cargos qui frôle la côte avec des mastodontes d’acier qui déboulent à plus de 20 nœuds en restant sur leurs routes de commerce ; 3. Des marins pêcheurs qui profitent de l’aubaine remontée des fonds Atlantique pour traquer poissons et crustacés ; 4. Un vent qui s’accoquine avec la terre en prenant du souffle, sans oublier ses changements de direction soudain qui peuvent mettre à mal une option. En résumé, une belle épine dans le pied à tenter d’éviter absolument ! Aussi, faut-il le contourner au large quitte à faire des milles en plus ? Faut-il jouer à rase cailloux en prenant des risques mais en restant sur la route directe ? Pas évident…

 

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